Nawfal Jorio est l’auteur d’Indivisible, un cycle romanesque entre les deux rives. Ce que le système classe, ce que les corps retiennent.
Le Code du Sultan
Casablanca, 1943.
Un technicien néerlandais présente au Sultan les fichiers de classification de la population juive.
Le Sultan refuse de signer.
Aujourd’hui, à La Haye, le petit-fils du technicien conçoit un algorithme de ciblage.
Le jour où il valide le dossier d’un innocent, une montre arrive de Tanger.
Le Code du Sultan est dans la montre.
→ Extrait
Le Dogue du Tibet
Un dogue du Tibet disparaît d’une villa verrouillée du Cap Spartel. Simo Kanoun, ancien flic de Tanger devenu réparateur de radios, est engagé pour le retrouver — un chien à deux cent mille euros, une enquête sans danger. Mais le sous-sol de la villa n’a pas été désinfecté pour un animal, et le fourgon qui descend vers le port ne transporte pas que des bêtes. Le chien, lui, n’a jamais été volé : il a fui ce que Simo va devoir nommer. Et lorsqu’on ne peut plus l’acheter, un homme, on le tient autrement — par ce qu’il aime et ne peut pas protéger.
→ Extrait
Pain de sucre
Kamel Kanoun, journaliste pigiste, accepte de mener l’enquête pour démasquer les charlatans du Maroc.
Il commence en riant.
Il découvre que la cupidité est une croyance comme une autre, que la honte ne disparaît pas, et qu’on ne trompe pas les gens malgré eux — on les trompe avec eux.
Entre un figuier du Rif et une ligne de sel sur un seuil, quelque chose se déplace.
Pas la foi.
L’incertitude.
→ Extrait
Sidi Mimoun
Le Maâlem Mimoun, un des derniers grands maîtres gnaoua, est retrouvé mort à Essaouira. Allongé sur le tapis de prière, les mains posées sur le ventre. Arrêt cardiaque.
Dossier classé.
À Rabat, vingt-sept de ses disciples se rassemblent devant le siège de la Police nationale. Ils ne boivent pas, ne mangent pas. Entre musique et transe, ils réclament la vérité. Le lendemain, ils sont soixante-sept. Puis deux cent vingt-cinq. Le polar entre dans la transe — pas comme décor, comme méthode.
→ Extrait
L’annexe
Un fonctionnaire meurt un vendredi soir au Berlaymont. Infarctus. Le lundi, son ordinateur est vide. Sa veuve engage Nora Ziani, avocate. Dans les affaires du mort : une clé USB, un carnet aux pages arrachées, et trois initiales. Nora tire le fil. Le fil mène aux couloirs qu’elle emprunte chaque jour.
→ Extrait