
Nawfal Jorio, écrivain belgo-marocain.
Né à Rabat, il a grandi entre la darija à la maison, l’arabe classique et le français à l’école, et l’espagnol des vacances.
Ses amis venaient de toutes les classes de la société marocaine. Sa lignée porte deux figures qui ont observé le pouvoir de l’intérieur : un résistant, signataire du Manifeste de l’Indépendance en 1944, et un mandoub de Tanger international. Le refus et l’obéissance dans le même arbre familial.
Son père, pédagogue, l’avait mis au piano à trois ans, au cas où il serait Mozart. Il ne l’était pas.
Adolescent, il fréquente le commissariat spécial du Mechouar, dans l’enceinte du palais royal, où son beau-père, préfet de police, exerce. Il y passe ses pauses de midi, circule entre les bureaux et les geôles, observe les allées et venues du pouvoir.
Son bac en poche, il part faire ses études supérieures en Belgique. Le retour attend toujours.
Il vit à Bruxelles et cherche actuellement une maison d’édition pour son cycle romanesque. Ce que le système classe, ce que les corps retiennent.
Auteur de Schizophrénie quantique (2016) et Symbiose en proses (2017).
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